Inscription: Dim 25 Mai 2008 12:06 Messages: 1687 Localisation: Septèmes les Vallons (13)
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L'historiqueC'est après avoir sérieusement échoué dans son projet de vaincre les moteurs 2-temps avec sa très originale NSR à soupapes que Honda créa sa première moto 2-temps pour les Grands Prix. Cet echec récent n'empêcha pas la marque à l'aile dorée de continuer à chercher des solutions techniques originales, et c'est avec cette machine novatrice que Freddie Spencer signa au Grand Prix de Belgique 1982 la première victoire de Honda dans la catégorie reine depuis 1967. Il remportera plus tard le titre de Champion du monde après un duel de légende avec la Yamaha YZR500 de Kenny Roberts. Avec la nouvelle NS500, Honda apporta de nouveaux concepts techniques qui donnèrent de bons résultats.Pendant des années, Honda s'est battu pour imposer l'un des concepts les plus complexes et les plus sophistiqués de l'histoire du Championnat du monde , la NR500: une moto à moteur 4 cylindres 4-temps avec, entre autres particularités, des piston ovales en céramique et 8 soupapes par cylindre. Ce prodige technologique ne donna en revanche aucun résultat sur le plan sportif, au contraire, puisque les casses continuelles et les désastres techniques réussirent à tenir le prestige de la marque aveuglée par ce projet sans aucun avenir. Le HRC prit finalement la décision d'oublier la NSR et de mettre en chantier le développement d'une nouvelle moto, à moteur 2-temps cette fois, sous la direction de l'ingénieur Miyakoshi, le père de la CR2T de moto-cross. Pour sauver l'honneur de la marque, Honda décida de ne pas suivre le chemin de Suzuki et de Yamaha, ses grandes rivales, et opta, au lieu d'un moteur 4 cylindres à distributeur rotatif, pour une technologie à 3 cylindres avec admission à lamelles, plus légère et plus gégéreuse en couple moteur que les autres malgré une puissance plus modeste.En 1982, Honda remplaça la NR500 4-temps peu compétitive par la NS500, une 3 cylindres 2-temps qui prit le meilleur sur les 4 cylindres rivalesLe V qu'elle formait était de 110° avec un cylindre central avant incliné à 45° vers l'avant et les deux autres inversés à 180° pour une sortie directe des échappements dans le dosseret de selle. Le vilebrequin tournait dans le sens contraire de la marche et bénéficiait d'un dispositif d'équilibrage commandé par un arbre intermédiaire situé entre le vilebrequin et l'embrayage. Le chassis originel était un double berceau de section carrée en acier qui fut vite remplacé, dès la première année, par un cadre en aluminium équipé de suspensions développées par Showa. La NS fit son apparution dans le Championnat du monde en 1982 aux main du champion sortant, Marco Lucchinelli, de Takazumi Katayama et du jeune espoir américain Freddie Spencer, Lucchinelli venait de signer cette saison-là avec Honda après avoir remporté le titre avec Suzuki dans le cadre d'une opération de marketing qui permettait à Honda de porter le numero 1 sur sa NSR dès ses début, mais se fut Spencer qui signa la première victoire de Honda au Grand Prix de Belgique à Spa Francorchamps, un véritable succès pour Honda qui n'avait pas gagné en 500 cc depuis quinze ans. Spencer retrouva le chemin de la victoire à Imola et termina à la troisième place du Championnat du monde derrière Franco Uncini (Suzuki) et Greame Crosby (Yamaha). Mais l'année de gloire, avec une NS500 en pleine maturité, fut la saison 1983 qui vit le pilote de Louisiane remporter 6 Grands Prix et s'adjuger le titre mondial après une formidable bataille contre la Yamaha de Kenny Roberts, vainqueur de 6 autres GP, et qui terminait à seulement 2 points de Fast Freddie. Honda voulut profiter de l'impact de ce titre en lançant une machine compétition-client baptisée << RS >>.Fiche techniqueMoteur: 2-temps, 3 cylindres en V à 110° et un seul vilebrequinCylindrée: 499 ccRefroidissement: LiquideAlimentation: 3 carburateurs Keihin de 34 mmPuissance: 130 ch à 11 500 tr/minCadre: Double berceau en acier/aluminiumSuspension Av: Fourche télescopique conventionnelle ShowaSuspension Ar: Mono-amortisseur ShowaFreins: 2 diques de 305 mm à l'avant, 1 disque de 220 mm à l'arrière.Pneumatique: MichelinMoteurHonda choisit l'étroitesse et la légèreté d'un moteur 3 cylindres pour affronter la plus grande puissance, mais la plus faible maniabilité, des moteurs 4 cylindres qui dominaient alors. Cette configuration en V à 110° et un cylindre de moins donnait un couple moteur plus généreux et une bande de puissance plus utilisable que les 4 cylindres en ligne au caractère plus << pointu >>. On notait une curieuse disposition des cylindres arrière inversés pour une sortie plus directe des échappements avec les silencieux dans le doseret de selle.ChâssisLe cadre de la Honda NS500 passa d'un premier double berceau en acier à un double berceau en aluminium pour la dernière période de sa vie. Le premier projet en tubes d'acier rn section carrée fut remplacé par une structure similaire en aluminium plus légère. En 1984, Honda mettait de côté la dénomination NS, mais les motos continuaient comme compétition-client (RS) avec une configuration pratiquement identique jusqu'en 1985 quand elles recevaient un chassis nouveau, un double berceau en aluminium, en ligne comme ses autres rivales.SuspensionsEn 1983, Honda travaillait déjà, tout comme aujourd'hui, en parfaite collaboration avec la firme japonnaise Showa -aujourd'hui absorbée par Honda- et la firme pouvait donc disposer des dernières évolutions consacrées à la moto. La NS500 était équipées à l'avant d'une fourche télescopique classique avec un système antiplongée pour améliorer le comportement au freinage. Elle utilisait à l'arrière un mono amortisseur placé en position quasi verticale et ancré sur le bras oscillant en alu par un système de biellettes progressif. Freddie Spencer, saison 1983.
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